Projet artistique
Les créations d’eye-eye-eye prennent pour point de départ des moments de la vie d’Émile Forest, personnage atypique qui traverse le monde en observateur plutôt qu’en acteur. À la manière d’un Polaroid, chaque œuvre recueille un moment de son existence et le livre sous forme de texte, de spectacle et d’exposition.


Mosaïque en Polaroids


Dramaturgie à trois visages
Les œuvres présentées prennent la forme d’un spectacle où dialoguent plusieurs modes d’expression (théâtral, visuel, musical...) choisis pour leurs qualités narratives. Le spectacle est mis en relation avec une exposition et une publication pour composer un ensemble en trois volets unis par une même dramaturgie qui constitue le fil conducteur.
Ces trois volets autonomes se fécondent mutuellement ; ils proposent des expériences qui se répondent et enrichissent progressivement le regard du spectateur. Suivant le principe de la culture personnelle, le spectacle, l'exposition et la publication donnent accès à une même réalité, dont ils enrichissent le sens et la compréhension.


Reflet individuel et collectif
Émile devient le témoin discret de notre monde marqué notamment par la perte des repères traditionnels et la reconfiguration de nos sensibilités, les bouleversements de nos manières d'habiter le monde et d'être ensemble. Ses récits croisent l'expérience vécue et l'observation sensible, faisant basculer la perspective individuelle dans un espace de résonance collective.


Nécessité de l'art
À travers ce prisme, Forest soulève une question essentielle : que devient l'art aujourd'hui, dans son infinie liberté formelle, face aux impératifs croissants de rentabilité et de succès ? Remplit-il encore sa nécessité première ?